Les macarons antidotes

10 Fév

« En retard, En retard j’ai rendez-vous quelquepart »

Ceux-là, proches, savent qu’il ne sert à rien d’arriver à l’heure puisque je suis toujours en retard.

J’ai toujours rendez-vous quelque part.

S’ancrer, s’encrer. Dans une réalité. Par des rendez-vous. Sans jamais parvenir à l’heure. Et plus on est en retard, plus on est retard. Et moins on est en avance. Et moins j’avance.

Pour sortir de cette course à reculons, le plus simple est encore de se replier, de retourner dans le cocon-cuisine et d’envisager une recette bien longue.

Un premier macaron : celui au chocolat épicé salé

L’année dernière j’ai fait la découverte de l’association chocolat noir-genmaicha.

Le genmaicha est un thé vert mélangé à du riz soufflé grillé. Il a un petit gout salé, presque d’algues, qui se marrie à la perfection avec la couverture légèrement amère du chocolat. La première gorgée de genmaicha appelle inexorablement du très bon chocolat noir. Elle me renvoie alors à mon petit studio, théière sur petit plateau, petit verre transparent et M2 de contentieux. Je fais ce voyage en arrière très régulièrement puisque ce thé quitte rarement mon thermos de bureau.

J’ai ensuite testé cette association avec le thé marin du Palais des thés, disposant lui, d’un vrai gout salé d’algues. Cela fonctionnait rudement bien.

Au début de l’année j’avais tenté chocolat-piment d’espelette et là aussi cela avait bien marché. Le piment renforçait vraiment la force du chocolat. C’était alors une panacotta et je n’imaginais pas rééditer l’expérience sous forme solide.

Et valrhona est arrivé. J’ai fait l’acquisition d’un petit sachet de xocopoli. Des petites billes de chocolat noir très épicées et salées. Elles fondent doucement, le chocolat nappe délicatement le palais, tout en déposant des petits grains, de poivre, de piment, de fleur de sel. Là alors, en croquant, on redécouvre le chocolat.

Ces petites billes accompagnent parfaitement le tartare d’algues de la nourriture sauvage et bien sur le genmaicha.

Quand j’ai vu en début de semaine le post du cookie masqué : macarons chocolat-piment d’espelette, j’ai su que j’allais me mettre dans les pas de tronche de cake. J’imaginais déjà mon thermos et mes macarons épicés.

Je souhaitais retrouvé le xocopoli dans les macarons… mais sans utiliser les précieuses billes (on a tous quelque chose de radoumi). J’ai fait fondre le chocolat au bain marie en ajoutant un peu de crème, et ensuite, en testant y ai ajouté : fleur de sel, piment d’espelette, gingembre en poudre et frais, cardamome, poivre et cinq baies. En goutant et faisant gouter à S. à chaque fois. Le final est je crois assez proche du xocopoli.

Croquant du biscuit, puis moelleux de l’amende, puis onctuosité du chocolat, réveil des épices. J’imagine que cela fonctionnera bien avec le genmaicha.

Comment on se donne envie d’aller au bureau.

Un second macaron : celui à l’azuki

L’année dernière, au moment des courses de noel, M. m’a fait découvrir un petit établissement place de la madeleine, Minamoto. Nous avions ensemble dégusté un thé et des petites pâtisseries. Là, j’avais aussi eu l’occassion de testée une boisson complètement étrange, jus de pêche et faux glaçons d’agar-agar aromatisés à un-je-ne-sais-pas-quoi délicieux.

M. est parti mais l’azuki est resté.

Leurs pâtisseries, souvent à base d’azuki, avaient été une veritable révélation de finesse de texture et de gout. J’en avais avertie ma mère. Fanatique de yokan.

En voyant la déferlante de recettes, toutes plus magiques les unes que les autres du nouvel an de Migoumango à base du précieux ingrédient, j’ai beaucoup pensé à ma mère. Quitte à faire des macarons, qu’elle adore également, autant en faire aussi à l’azuki. PL rentrant ce week-end, je pouvais lui demandé de ramener cette pâte, japonaise, suivant les prescriptions de l’experte.

 

Il faut bien admettre que si l’idée, en théorie n’était pas déplaisante, la réalisation a été un peu décevante. Le gout trop prononcé de l’amende du biscuit masque un peu trop la finesse de l’azuki. Je ne suis pas certaine que l’ajout de sucre changerait quelque chose… Toute les acclimatations ne sont pas des réussites… Il faudrait que je goute un jour les macarons d’Aoki… Il doit certainement avoir tenté l’expérience.

Sans doute que la recette de petites boules de pâte de riz à l’azuki (Tang Yuan) sera meilleure, la base de riz étant j’imagine plus neutre. À suivre vendredi prochain.

 

4 Réponses to “Les macarons antidotes”

  1. Clea 10 février, 2008 à 4:36 #

    Waouh, ils sont littéralement somptueux ! Je crois qu’il va falloir que tu me réapprennes tout ce que je n’ai pas mis en pratique depuis mon propre stage valrhona ;)

  2. Emilie 10 février, 2008 à 8:50 #

    Arretes .. tu me flattes trop !

  3. patoumi 14 février, 2008 à 2:46 #

    Ah mais je ne savais pas que tu avais un blog!
    Radoumi ne se contente pas d’être radine, elle ne sait pas faire les macarons. Du coup, elle les achète chez Ladurée quand elle va à Paris, ce qui n’arrange pas ses tracas de radinerie.
    Le genmaïcha, j’en bois aussi très souvent, ça va bien aussi avec les plats salés je trouve.

  4. La Mangue 15 février, 2008 à 10:11 #

    Ah, il faudra que tu m’expliques comment tu arrives à les faire aussi lisses, aussi beaux…
    Mais moi, j’adore les macarons à l’azuki ! Si tu veux t’en débarrasser…
    Et au fait, tu ne devais pas venir à Paris bientôt…?

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