* On peux s’arrêter là ? Non, en haut. Un livre sportif pour rester dans le ton et de la tarte aux mirabelles

15 Août

Il est 6 h. du matin. La radio s’allume. Les jeux olympiques. Encore.

Un pied, deux, quatre. Debout. Café ? Non, thé s’il te plait.

Voiture. Nous prenons la route des vacances. Celle qui passe par Lus-la-croix-haute. Il y a toujours plein de camions. Un peu moins maintenant. Avec l’autoroute. Virages en foret.

Nous nous arrêterons avant. Gresse-en-Vercors.

Ascension du Grand Veymont.

Grand Veymont par vous

– Il y a des framboises sur le bord du chemin.

– Oui, mais là, c’est le début alors mieux vaut ne pas trop s’arrêter.

On marche donc. Je me mets dans ses pas. Tente de trouver mon souffle. Un rythme ni trop rapide, ni trop lent.

– Respires.

– Tu m’entends respirer ?

– Non justement.

Au sortir de la forêt, cela fait 1 h 30. J’ai mal au cœur. Je m’étends de tout mon long dans les herbes hautes. J’aimerais qu’il me laisse seule. Aucune envie d’être le boulet de quiconque. Je les rejoindrai plus tard. Il refuse. J’ai la nausée. Il refuse. Je me lève. Plus pour lui que moi.

Pierrier, le chemin serpente. Devant nous une dame d’un age avec des bâtons. Je la suis, me disant que si elle peux le faire, moi aussi. On discute.  En ne réfléchissant pas à ce que je fais, je le fais.

Arrivée au col. Je suis un peu fière. Autant faire la second moitié. Le ciel est bleu, l’herbe verte et dorée, la pierre grise. Les marmottes sifflent, un léger vent.

Deux plaques commémoratives nous ramènent à la réalité. Juillet 1944.

Le sentier monte de plus belle. J’ai mal aux yeux. Juste envie de me coucher là, comme ça, ici. Que cela s’arrête. Je n’ose même pas imaginer la redescente. J’émets une hypothèse :

– Tu crois qu’un hélico pourrait venir me chercher si je n’arrivais plus à marcher ?

– Oui, si tu te casses la jambe.

– Ah… Mais là, je ne peux plus marcher… Alors…

– Non.

Finalement, ça ira. En arrivant, je me dirai plein de chose du type : « Tiens, on doit ressentir ça quand on finit la thèse ».

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Pour rester dans cet esprit,  La tranchée d’Arenberg et autres voluptés sportives de Philippe Delerm.

Delerme par vous

Pour lire – entre autres – quelques lignes du débordement de tendresse natatoire où l’on croise déjà Laure Manaudou et Jean Boiteux.

Avez-vous remarqué la disparition de Iane Thorpe et le costume ultra-protéiné (au mieux) d’Alain Bernard ?

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Il fait de plus en plus froid, le baromètre descend, le jour décline.

À notre passif, et bien que l’hiver n’ai pas encore commencé, nous en sommes à 3 gratins dauphinois et 2 fondues.

Intérieur (NB NS).jpg par vous

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Pour lutter, J’ai acheté des mirabelles et les ai cuisinée un peu comme la Mangue… Qui elle même avait eu recours à la (délicieuse) pâte sucrée de Patoumi.

C’était excellent.

La pâte tient ses promesses. Elle est épaisse, légèrement moelleuse et parfaitement sucrée. La frangipane empêche que la tarte soit détrempée et apporte de la rondeur au dessert. La fève tonka relève bien les mirabelles, caramélisées sur le dessus, sans être écœurante.

Cette recette est une vraie réussite.

La tarte aux mirabelles frangipanée à la tonka

tarte aux mirabelles frangipanée à la tonka par vous

* Pour la pâte sucrée

– 125 g de farine complète

– 15 g de poudre d’amendes

– 75 g de beurre froid (salé pour ma part)

– 40 g de sucre

– 1 œuf (il est à l’origine préconisé un demi œuf, mais sur le moment cela m’est apparu un peu compliqué et j’ai donc mis l’œuf entier. Cela s’est très bien passé).

Mélanger ensemble les ingrédients jusqu’à l’obtention d’une pâte légèrement crémeuse.

Là, l’idéal est de l’enrouler dans du papier film et de la placer au réfrigérateur jusqu’à ce qu’elle durcisse… Elle sera ainsi beaucoup plus facilement étalable.

Si le temps manque, deux solutions : soit le congélateur (une vingtaine de minutes) soit, méthode légèrement plus barbare, mais nettement plus rapide, l’étalage de pâte à la main.  Pour cela, façonner des petites boules de pâte puis les écraser dans les paumes. Garnir de ces petits cercles le moule (beurré et fariné) et combler les interstices par la pâte restante.

Faire cuire à blanc une dizaine de minute à 180°.

* Pour la frangipane à la tonka

– 50 g de beurre

-50 g de sucre

– 60 g de poudre d’amendes

– 1 oeuf

– 1 fève tonka rapée

Là aussi, mélanger tous les ingrédients ensemble. Garder au frais le temps que le fond de pâte cuise (et dans l’idéal refroidisse … Mais là aussi, quand le temps manque …).

Garnir le fond de tarte de cette frangipane.

* Et des mirabelles …

– 850 g de mirabelles (là, il y en avait vraiment beaucoup. Rien de pire qu’une tarte aux fruits avec trop peu de fruits … Charger n’est jamais nuisible… Vous pouvez néanmoins descendre jusqu’à 700 g. Autre argument : la mangue indique que le gout de la mirabelle devient avec cette frangipane anecdotique… Alors j’ai mis un peu (énormément) plus de mirabelles).

– 40 g de sucre

Disposer dans le fond d’un saladier 20 g de sucre. Y placer les oreillons de mirabelles. Bien remuer pour que le sucre les imprègne.

Garnir la frangipane des mirabelles.

Saupoudrer rapidement du sucre restant.

Placer au four 30 minutes, à 180°.

À déguster tiède – dans l’idéal … Sauf si vous mourrez de faim.

9 Réponses to “* On peux s’arrêter là ? Non, en haut. Un livre sportif pour rester dans le ton et de la tarte aux mirabelles”

  1. La Mangue 15 août, 2008 à 7:14 #

    Hhhaaaan ! De la frangipane dans ta tarte aux mirabelles !
    Inconsciente ! Tu veux te faire engueuler par les Lorrains ?! ;-)))

    Je ne me souviens pas de ma dernière randonnée tellement c’est loin, mais je déconseille à quiconque de m’emmener : je passerais mon temps à râler (j’ai mal aux pieds, j’ai FAIM, tu marches trop vite, ça fait que monter, etc).

    Sinon, je t’ai déjà dit que j’adorais ta bannière ?

  2. pollicarpe 15 août, 2008 à 11:26 #

    Mince ! Trois gratins dauphinois et deux fondues ! Respect ! Total respect même !
    À côté, l’ascension du Grand Veymont, c’est de la rigolade.

  3. auseptiemedelatour 16 août, 2008 à 7:40 #

    Le pire, c’est que ma grand-mère est d’origine lorraine … Mais je crains que sa gourmandises l’empêche de tirer de trop lourdes conséquences pour cette – délicieuse – frangipane.

    Et pour ce qui est du total respect …. Les hostilités hivernales n’ayant pas encore été déclenchées … Nous prenons effectivement la main (et des kilos …).

  4. les chéchés 18 août, 2008 à 6:36 #

    les randonnées, je ne me souviens que de celles que je faisais, petite, où je préférais m’imaginer à cheval avec la quète d’un trésor (le pique nique, parce que ça creuse la randonnée, hein) et ça ne me paraissait pas si dur… aujourd’hui, ma randonnée se fait sur des trottoirs gris, c’est nettement moins beau et je ne rêve plus de mon fidèle destrier… parfois, c’est vraiment triste de grandir…

  5. mercotte 18 août, 2008 à 8:06 #

    Ciel , un blog que je découvre… très sympa avec de saines lectures en plus ..Bon les mirabelles OK mais désolée je préfère les quetsches et leur petit goût acidulé !! pas grave hein??

  6. gracianne 18 août, 2008 à 11:16 #

    Je crois que je resterais avec La Mangue au bas de la pente, a cueillir les framboises, en attendant que les courageux redescendent.

  7. Bénédicte 18 août, 2008 à 5:47 #

    Je viens de retomber dans la marmite de Cathy et me voici à me perdre ici et ailleurs… et ici je trouve l’endroit super sympa ! j’y reviendrai vagabonder sans aucun doute… bravo !

  8. Squatteuse 19 août, 2008 à 7:12 #

    Pour la prochaine fondue sans randonnée, je suis partante !

    Quant aux mirabelles: un vrai lorrain te dirait qu’elles ne poussent qu’en Lorraine. Les petites billes jaunes exquises s’appelent des prunes dans le reste de la France et ne peuvent prétendre au doux et alcoolisé nom de mirabelle !

  9. Mirabelle 20 janvier, 2009 à 10:12 #

    même si je suis lorraine (et que la tarte à la mirabelle, c’est de la pâte, des fruits et basta, comme dirait loukoum) cette idée me ravie, et je vais l’essayer très vite je pense (un stock phénoménal de mirabelles congelées m’attend)

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